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Musique classique et opéra par Classissima

John Eliot Gardiner

dimanche 25 juin 2017


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13 juin

Monteverdi en majesté au Château de Versailles

Les blogs Qobuz À g. Emiliano Gonzales Toro, au centre Raphaël Pichon C’est le moins qu’on puisse dire. On avait, rare privilège, entendu ces mêmes Vêpres de la Vierge de Monteverdi à Saint Marc de Venise même, éclairé par exception (les mosaïques ne le supportent guère). L’occasion était solennelle : le chœur de John Eliot Gardiner fêtait ses vingt cinq ans de fervent défrichage au service du maître dont il s’honore de porter le nom, et Deutsche Gramophone captait pleins feux l’événement. Le même événement se reproduit (et c’est une heureuse habitude) chaque fois qu’à la Chapelle Royale Gardiner et son Monteverdi Choir reprogramment le stupéfiant chef-d’œuvre qu’est Vespro della beata Vergine. Ce fut le cas la saison dernière. Elles reviendront à l’automne prochain. Le chœur féminin à la Tribune du Grand Orgue Même affectueusement adoubé comme Raphael Pichon l’a été récemment par Gardiner lui-même, on n’imaginait pas le voir avec tout son jeune enthousiasme débouler avec son ensemble Pygmalion à la place même et dans l’œuvre même qu’on pourrait croire chasse gardée pour l’aîné. Il n’y a pas à choisir entre deux interprétations aussi également saisissantes, et si individuelles chacune dans sa différence propre. Mais on peut s’émerveiller que Monteverdi qui était en France, voici vingt cinq ans encore, terre timidement abordée, rejoigne Bach (qui vingt cinq autres ans plus tôt ne valait guère mieux) en grandeur, évidence, et prestige public. Et surtout remercier Versailles d’avoir permis et produit une telle confrontation, qui nous éclaire un immense chef-d’œuvre d’un jour neuf, et éclatant. Raphaël Pichon et la Schola masculine à la Tribune Royale La différence, qui d’emblée éclatait aux oreilles du public du samedi soir et du dimanche en matinée (deux salles combles pour Monteverdi, merveille) : d’un mot, la sonorité. La qualité du son et le goût du son. C’est la moindre des choses que, se présentant sur les brisées toutes chaudes du Monteverdi Choir, Raphael Pichon l’ait fait avec un ensemble choral qui en intonation, en précision rythmique, en articulation, en accélérations et en contrastes, en volubilité, en murmure (quand il faut) ne soit pas indigne du modèle historique établi par les pionniers, que ceux-ci ont d’ailleurs mis trente grandes années à peaufiner jusqu’à atteindre cet insolent naturel qui est le comble du savoir et de la virtuosité. Moindre des choses aussi que l’ensemble instrumental, avec ces deux harpes bien en évidence, ce basson ombré d’opale, n’ait pas à rougir de venir après les English Baroque Soloists. La magistrale leçon de musique apportée dans Monteverdi par Gardiner demeure unique : et nous retournerons nous la faire donner le 7 octobre, ici même, et à genoux s’il le faut ! Ce n’est pas une question de jeunesse. Jeune, Gardiner l’est à jamais, et son chœur, ses instrumentistes se renouvellent de façon rafraîchissante et certes ne sont pas vieillis sous le harnais. Depuis la Tribune, Raphaël Pichon dirige l’orchestre placé dans le chœur de la Chapelle Royale Mais comment le dire ? C’est comme si les aînés avaient appris leur musique dans la partition, là où en effet on l’apprend et la maîtrise et d’où on la fait rayonner et flamber et vivre. Et avec quelle flamme vivre, nous l’avons tous entendu. Mais on dirait que les Pygmalion, eux, ont appris ce Vespro, se le sont inspiré et assimilé (et maîtrisé) dans la simple envie, enthousiaste, jubilatoire, de les chanter. Différence aussitôt palpable : le son. La pleine voix. L’âme de chacun, son âme tout entière qui du même élan se fait corps, se fait chant. Et c’est avant tout physique, c’est la chaleur de la générosité qui, toute précaution jetée par-dessus bord, vient se jeter dans le chant à corps perdu, et célébrer, louer. On sent cela. La gratitude de tous ceux-là qui jouent et qui chantent pour la beauté de ce qu’ils chantent, comme si leur musique à eux consistait simplement à la faire aimer. Et dans quelle évidence de ferveur et de don ! Plus d’un auditeur aura eu l’impression, dans ce lieu à vrai dire magique, d’une étonnante magie de plus : qu’on dise merci non pas à Monteverdi, mais à la Sainte Vierge d’avoir ainsi inspiré Monteverdi. La stupéfiante séquence de l’Ave maris stella, qui vient si tard, est si bizarrement intimiste et comme découvrant elle-même peu à peu ses propres ressorts, s’est trouvée baignée d’une lumière surnaturelle jamais connue : du bouche à oreille, et du cœur à cœur. Qualité mystique, mais physique d’abord. Après tout, c’est dans le chant (la vibration, le son) que l’union de l’âme et du corps se fait à la fois le plus intime, et le mieux avouée. Grand frisson alors. Avec des maîtres musiciens plus chevronnés et mieux assurés d’eux-mêmes, on ne le ressent pas avec cette immédiateté saisissante. Magnus Staveland Giuseppina Bridelli et Eva Zaïcik C’est dans le chant soliste que la chose se fait la plus palpable et ostensible, évidemment. On gardera longtemps en mémoire le pur et simple miracle vocal (par tous standards qu’on voudra) d’Emiliano Gonzalez Toro dans les mélismes délirants de beauté (et de sensualité spiritualisée) du Nigra sum. Mais pas davantage on n’oubliera les deux violons se tournant le dos comme pour obtenir du chœur d’encore plus ineffables tendresses à l’Et exaltavit humiles dans le Magnificat. Mais il faudrait tout citer, l’autorité jupitérienne de Magnus Steveland, les vocalisations mariées, si expressives, si virtuoses, d’Eva Zaïcik et Giusippena Bridelli (quel timbre de mezzo !), ensemble où séparées. Mais tout était dit dès l’incroyable Pater noster inaugural, a capella, avec cet ensemble de voix graves d’une majesté qui aurait pu donner le frisson de l’humilité au Roi Soleil, s’il était venu hanter sa Chapelle. Tous les moments, si disparates, et si évidents, de la sublime tapisserie nous ont été déployés dans le même enthousiaste bonheur de célébrer. C’est mieux communiquer la ferveur. De Raphael Pichon, longue silhouette svelte aux commandes de l’immense merveille, on ne dira rien de plus : il est l’esprit qui anime et inspire tout cela, vivificans : un insufflateur. Chapelle royale de Versailles, 10 et 11 juin 2017 Photos Laurent Brunner, Directeur de l’Opéra Royal de Versailles

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11 mai

Pelléas et Mélisande au Théâtre des Champs-Elysées

Patricia Petibon (Melisande) & Kyle Ketelsen (Golaud) / « Pelléas & Mélisande » au Théâtre des Champs-Elysées (© Vincent Pontet) Jean Teitgen (Arkel) & Sylvie Brunet-Grupposo (Genevieve) / « Pelléas & Mélisande » au Théâtre des Champs-Elysées (© Vincent Pontet) Si je compte bien, j’en suis à mes soixante ans de Pelléas au théâtre. Je ne compte pas les vieux albums 78 tours signés Désormière dans lesquels une génération éblouie que la chose soit possible (Pelléas chez soi ! Pelléas dans le secret ! Pelléas vous parlant à l’oreille) a tout appris. Mais au théâtre on a célébré des centenaires, et des évolutions/révolutions scéniques (assorties de scandales) aussi. Les procès faits par les héritiers ou ayants droit… La mise en scène de Cocteau, ou celle de Karajan, ou celle de Lavelli ou encore, incomparable dans sa nudité violente, celle de Pierre Strosser à Lyon jadis avec Gardiner déboulant dans le paysage, et y rénovant tout. On a subi un Pelléas situé dans un crash d’avion, et Mélisande avec ou sans cheveux. On sait par cœur au disque Irène Joachim avec Désormière, Janine Micheau avec Fournet, Schwarzkopf avec Karajan, on a vu Pelléas rendu par Peter Brook à l’obligation de ne pas faire de bruit ; désastreusement bruyant avec Boulez (eh oui) ; et sculpturalement hiératisé par Bob Wilson. Enfin c’est dire qu’on ne débarquait pas, au Théâtre des Champs-Elysées ce 9 mai, et qu’après une si longue fréquentation jamais lassée ni découragée (et pourtant !), on commence à être à peu près sûr de ce qu’on attend d’une représentation (je souligne le mot) de Pelléas, et des critères selon lesquels on va la juger. Patricia Petibon (Melisande) & Jean-Sebastien Bou (Pelleas) / « Pelléas & Mélisande » au Théâtre des Champs-Elysées (© Vincent Pontet) Disons-le tout de suite, la présentation qui en est faite au TCE est admirable. Il faut premièrement en remercier Eric Ruf. Il ne fait qu’installer des personnages ressemblants dans un décor qui leur va, et qui plutôt qu’il ne montre des choses ou des lieux, installe une qualité : de faux-jour et d’esquive et d’à-peu-près et de leurre. Il met en évidence un enfermement, une solitude (ou plusieurs, ce qui est pire), et ces demi-mots qui abondent chez Maeterlinck et dont Debussy a si génialement donné la transcription musicale. On sort de toute une cure de Pelléas en pleine lumière, à la gestuelle signée Wilson, cliniquement nette et précise, à laquelle l’Orchestre de l’Opéra et Philippe Jordan apportaient un contrepoint idéal. Ce retour au faux-jour est bienvenu. Tout dans le travail de Ruf est tact. Merci aux metteurs en scène qui savent rester invisibles : et les choses vont. On sent un Tristan possible derrière ce Pelléas, comme ce fut le cas chez Ponnelle, dans une esthétique toute différente. Comme il le ferait bien ! Patricia Petibon (Melisande) & Jean-Sebastien Bou (Pelleas) / « Pelléas & Mélisande » au Théâtre des Champs-Elysées (© Vincent Pontet) Associons-y Christian Lacroix qui habille si bien Mélisande, et si diversement. Que n’a-t-il fait les messieurs eux aussi un peu plus distincts les uns des autres ! Kyle Ketelsen (Golaud) & Patricia Petibon (Melisande) / « Pelléas & Mélisande » au Théâtre des Champs-Elysées (© Vincent Pontet) Le cast est d’ailleurs aussi bon qu’il peut l’être en authentique francophonie. Le seul exotique est Kyle Ketelsen en Golaud et on peut dire que ça ne se sent ni s’entend. Bon portrait, carré. C’est peut-être dans Arkel qu’en effet les meilleures qualités de Jean Teitgen ressortent le mieux, il a du timbre, et qui frappe. On aimerait qu’Arkel, si volontiers sentencieux, puisse se contenter de dire. L’éloquence parle par elle-même. C’est l’orchestre, hélas, qui l’oblige à donner de la voix. Patricia Petibon (Melisande) & Jean-Sebastien Bou (Pelleas) / « Pelléas & Mélisande » au Théâtre des Champs-Elysées (© Vincent Pontet) Kyle Ketelsen (Golaud) & Jennifer Courcier (Yniold) / « Pelléas & Mélisande » au Théâtre des Champs-Elysées (© Vincent Pontet) Avec Sylvie Brunet-Grupposo parfaite en Geneviève et le charmant Yniold de Jennifer Courcier, tout va pour le mieux. On attendait Jean-Sébastien Bou en Pelléas. Cette saison, on l’a vu ou entendu en Escamillo, en Don Giovanni (deux fois, au TCE et à Versailles), dans Fantasio. Son Pelléas est parfait de discrétion, de retenue et d’élans esquissés et repris, et de bien dire. La voix s’arrange avec un vrai brio des escarpements auxquels le rôle oblige un baryton, la stratosphère pour lui ; la phrase là-haut garde son charme (attribut essentiel à tout Pelléas) et aussi son chic (attribut non moins essentiel). Mais enfin, avec Stéphane Degout, depuis quelques années cela nous fait deux barytons déjà en Pelléas. On rêve d’y retrouver un ténor bientôt, et la couleur qu’avait, qu’y mettait un Eric Tappy… Patricia Petibon (Melisande) / « Pelléas & Mélisande » au Théâtre des Champs-Elysées (© Vincent Pontet) La Mélisande de Patricia Petibon n’est pas qu’une chevelure : encore que son ample rutilance nous vaille une mémorable scène de la Tour. Elle est inflexion et intonation, avec le poids juste pour mettre ce qu’il faut de son, et rien de plus, pour que la prosodie géniale et révolutionnaire (en français du moins) de Debussy soit honorée. Obligation théâtrale impérative : c’est autour de la qualité de son et du poids de son que donne une bonne Mélisande que s’établit (que devrait s’établir) le niveau sonore de la représentation entière. S’agissant d’un instrument aussi musicien, sensible et fiable que la voix de Petibon, ça devrait aller de soi ! Splendide performance d’actrice, positive, charnelle, mieux qu’absente : impossible à localiser, à situer. Dans son économie de geste et de mouvement, une discipline supérieure. Depuis Denise Duval, la seule Mélisande peut-être à porter ainsi charnellement à la fois sa palpabilité et son étrangeté. Concluons après ces soixante saisons de Pelléas au théâtre, avec les quelques vérités qu’on ne peut pas ne pas en dégager. Patricia Petibon (Mélisande), Kyle Ketelsen (Golaud) & Jean Teitgen (Arkel) / « Pelléas & Mélisande » au Théâtre des Champs-Elysées (© Vincent Pontet) Patricia Petibon (Mélisande) & Jean-Sébastien Bou (Pelléas) / « Pelléas & Mélisande » au Théâtre des Champs-Elysées (© Vincent Pontet) Une première chose est géniale dans Pelléas et a d’ailleurs précédé tout le reste, c’est la pièce, c’est le texte de Maeterlinck, avec ses pointillés et ses suspens, ses aphorismes évasifs. Une seconde chose y est géniale, c’est la prosodie de Debussy, inventant un chant qui n’est plus chant d’opéra, et ne tolère plus aucune des latitudes laissées à l’appréciation (au caprice) de l’interprète. Très strict sprechgesang français, et noté comme tel. Longtemps Pelléas n’a existé que sous cette forme : son texte, et sa prosodie. Et c’était déjà, dans l’esprit de Debussy, Pelléas ! L’orchestre ne s’y est mis, pourrait-on dire, qu’accessoirement. Donc : un texte génial et novateur, une prosodie géniale et novatrice. Et un orchestre qui ne s’y est mis qu’après, et qui n’est ni novateur ni même génial de la même manière. Klingsor a passé dans ce jardin-là ; sublime certes, mais pas entièrement neuf. On y a mis des interludes parce qu’il en fallait pour arranger scéniquement l’action, au temps des décors suggérés (certes) mais tout de même concrétisés. Ces interludes encouragent chefs et orchestres à symphoniser Pelléas, à le parsifaliser. Au disque, à la radio, en version concert, pourquoi pas. Mais au théâtre, pardon, il y a des priorités. Que l’orchestre reste dans la fosse, comme ça s’est si bien fait à l’Opéra avec Jordan. Ah, mais le National n’est pas, mais pas du tout, un orchestre de fosse… Patricia Petibon (Mélisande) & Jean-Sébastien Bou (Pelléas) / « Pelléas & Mélisande » au Théâtre des Champs-Elysées (© Vincent Pontet) Le talent supérieur du chef et de l’orchestre, dans un Pelléas scénique, c’est de ne pas se faire remarquer. Sans rien ôter aux éminentes qualités de Louis Langrée, et éventuellement du National, ils ont été loin d’imiter la discrétion d’Eric Ruf, maître d’œuvre à qui l’on doit que ce Pelléas nous reste mémorable. Patricia Petibon (Mélisande), Kyle Ketelsen (Golaud) & Arnaud Richard (Le médecin) / « Pelléas & Mélisande » au Théâtre des Champs-Elysées (© Vincent Pontet) Théâtre des Champs-Elysées, 9 mai 2017






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30 avril

CD, coffret événement, annonce : WIENER PHILHARMONIKER, 175th anniversary Edition (44 cd, 1 dvd Deutsche Grammophon)

CD, coffret événement, annonce : WIENER PHILHARMONIKER, 175th anniversary Edition (44 cd, 1 dvd Deutsche Grammophon). Pas facile de résumer l’histoire et l’identité musicale du Philharmonique de Vienne / Wiener Philharmoniker, créé au printemps 1842 (28 mars 1842) par le chef et compositeur Otto Nicolai. Un cycle des symphonies de Beethoven était alors le répertoire inaugural de la nouvelle phalange composée d’instrumentistes issus de l’orchestre de la Cour impériale de Vienne. 175 années après sa fondation, l’orchestre n’ pas perdu son lustre ni interrompu son activité, bien au contraire : il est le plus méditiasé (grâce au rituel incontournable du Concert du Nouvel An, chaque 1er janvier, succès planétaire qui diffusé en direct met en lumière la formidable sonorité de l’orchestre), c’est aussi pour certains, le meilleur du monde, rien de moins. Il est vrai que l’élégance, la clarté, la transparence, la fluidité des unissons des cordes, le sens de la couleur partagé par les bois, vents, et cuivres font des Philharmoniker, l’orchestre le plus élégant, racé, coloriste qui soit. Aussi irrésistible sur la scène des salles de concert que dans la fosse de l’Opéra de Vienne. Car outre sa spécificité comme orchestre pour le concert symphonique, le « WP » / Wiener Philharmoniker est aussi un fabuleux orchestre pour l’opéra : toujours en activité à l’Opéra de Vienne et aussi, depuis sa création en 1922, l’invité de marque du Festival estival de Salzbourg où par tradition il joue les opéras du co fondateur, Richard Strauss. Le coffret édité pour les 175 ans de l’orchestre mythique, – toujours aussi flamboyant et actif qu’à sa création, met l’accent non sur ses aptitudes lyriques mais plutôt ses performances symphoniques (un occfret purement opératique verra-t-il le jour ? on le souhaite car l’expérience acquise dans la fosse des théâtres d’opéras est un élément majeur aussi de sa formidable expressivité…). Deutsche Grammophon réunit donc ici 44 cd et 1 dvd pour évoquer la formidable épopée d’un orchestre modèle ; d’autant plus exemplaire que nous défendons l’idée très pertinente que l’orchestre est la représentation d’une société démocratique harmonieuse : où chaque spécificité, chaque individualité, chaque instrumentiste riche de sa propre différence, se mêlant à celle des autres pour travailler ensemble, réussit le miracle d’une oeuvre collective. Bel exemple en effet et qui devrait servir pour tous et tout le temps de modèle absolu. Surtout pour notre époque au bord du précipice. DG Deutsche Grammophon réunit donc les joyaux de son catalogue enregistrés avec les musiciens virtuoses du Wiener Philharmoniker pour souffler les 175 ans d’activité d’un collectif salué dans le monde entier, soit des enregistrements réalisés entre 1951 et… 2004. On y retrouve les grands noms de la baguette en une époque révolu où le chef est d’abord un dieu (parfois tyrannique), puis un pair / père parmi les siens : Wilhelm Furtwängler, Bruno Walter, Leonard Bernstein, Karl Böhm, Herbert von Karajan, Claudio Abbado, Pierre Boulez, Sir John Eliot Gardiner et Nikolaus Harnoncourt. Le coffret comprend ainsi : 44 cd présentant les enregistrements réalisés entre 1951 et 2004, soit 50 années d’intense travail sur les répertoires (chaque cd réédité est publié avec le visuel de sa couverture d’origine) + 1 dvd (le fameux concert du Nouvel An sous la direction de Carlos Kleiber le 1er janvier 1989) ; le livret notice qui accompagne les cd comprend un texte historique (signé Silvia Kargl et RIchard Evidon) relatant les jalons marquant de l’orchestre : ses chefs légendaires, ses choix de répertoire (Mozart, R. Strauss, Beethoven, Brahms…). Incontournable et coup de coeur de classiquenews, donc CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2017. _____________________ CD, coffret événement, annonce : WIENER PHILHARMONIKER, 175th anniversary Edition (44 cd, 1 dvd Deutsche Grammophon) — prochaine critique complète du coffret « WIENER PHILHARMONIKER, 175th anniversary Edition » / Orchestre Philharmonique de Vienne, l’édition du 175ème anniversaire, dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com / Le coffret est élu « CLIC de CLASSIQUENEWS ». + d’infos sur le site de Deutsche Grammophon

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